Les prisons sont surchargées, dangereuses et souvent inefficaces. Il existe pourtant un moyen de punir sans recourir à la privation de liberté : le châtiment corporel. Je ne parle évidemment pas de mutiler quelqu’un, mais la pratique du fouet ou du pilori pourrait-être remise au goût du jour. Ce serait un retour au Moyen-âge dites-vous ? Mais croyez vous vraiment que nos prisons soient plus humaines. Est-il plus tendre de faire souffrir un homme pendant quatre heures ou de le priver de sa liberté pendant un an, avec tous les aspects secondaires de la vie carcérale. En rétablissant les châtiments corporels pour les délits légers, comme forme de punition entre l’amende et la prison, on pourra réserver cette dernière aux cas les plus graves, qui doivent être isolés du reste de la société. Il faudrait imaginer un certain nombre de châtiments qui peuvent être pratiqués, étant posé comme principe que le puni ne doit pas être mutilé à vie, ni décéder de ses blessures. La peur de la douleur jouera au moment de passer à l’acte, et en fera reculer certains. Certains châtiments pourraient éventuellement être publics, quoique cela puisse entrainer des dérives. Quoi qu'il en soit, la question mérite d'être creusée.