Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 23:43

 Les prisons sont surchargées, dangereuses et souvent inefficaces. Il existe pourtant un moyen de punir sans recourir à la privation de liberté : le châtiment corporel. Je ne parle évidemment pas de mutiler quelqu’un, mais la pratique du fouet ou du pilori pourrait-être remise au goût du jour. Ce serait un retour au Moyen-âge dites-vous ? Mais croyez vous vraiment que nos prisons soient plus humaines. Est-il plus tendre de faire souffrir un homme pendant quatre heures ou de le priver de sa liberté pendant un an, avec tous les aspects secondaires de la vie carcérale. En rétablissant les châtiments corporels pour les délits légers, comme forme de punition entre l’amende et la prison, on pourra réserver cette dernière aux cas les plus graves, qui doivent être isolés du reste de la société. Il faudrait imaginer un certain nombre de châtiments qui peuvent être pratiqués, étant posé comme principe que le puni ne doit pas être mutilé à vie, ni décéder de ses blessures. La peur de la douleur jouera au moment de passer à l’acte, et en fera reculer certains. Certains châtiments pourraient éventuellement être publics, quoique cela puisse entrainer des dérives. Quoi qu'il en soit, la question mérite d'être creusée.

Par Loki - Publié dans : Idées et réflexions
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 23:42

J’ai déjà eu l’occasion ici de parler de mon amour pour Kubrick. Il fallait donc bien que j’aille voir l’exposition qui lui est consacrée à la cinémathèque de Bercy. L’organisation, sur deux étages, est tout à fait simple et naturelle : un espace par film par ordre chronologique, puis les films non réalisés, avec un écran à chaque fois projettant des extraits du film et des témoignages. Sur les murs, des photos du tournage, des dessins, des pages de scénarios, des lettres et des coupures de presse.  Beaucoup d’accessoires qu’on est heureux de voir devant soi (la bombe H, les toilettes à gravité zéro, des costumes…). Au final, peu de choses à reprocher à cette exposition que j’ai eu un grand plaisir à visiter.

Par Loki - Publié dans : Le coin des critiques
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 22:09

La question de l'immigration est sans nulle doute une des plus complexes, et des plus sujettes à polémique qui soient. Entre réalisme et idéologie (humaniste ou xénophobe), il est très difficile de trouver une solution juste. Certes, la France doit "prendre fidélement sa part" de la "misère du monde" (M. Rocard), mais comment définir cette part? A partir de quel nombre d'immigrés régularisés considèrera-t-on que c'est assez? Je ne prétends nullement apporter la solution, mais j'oserai suggérer une approche purement comptable de la question. En prenant tous les paramètres nécessaires en compte (PIB, densité de population, bénéfices moyens d'un français, coûts moyens d'un français, nombre de travailleurs...) il devrait être possible de déterminer chaque année combien de nouveaux français peuvent être accueillis. Si on calcule par exemple que 500 immigrés peuvent être régularisés car leur apport économique sera bénéfique pour la France, les 500 premiers à se présenter aux préfectures pourront être immédiatement régularisés et les autres devront retenter leur chance plus tard. Le calcul sera refait chaque année. On pourra affiner ces critères et en apporter d'autres (réfugié politique, avec ou sans enfants...). Bien entendu, ce système ira de pair avec l'expulsion de tous ceux qui n'ont pas respecté les règles du jeu. Il est possible que je me trompe complètement, mais contrairement à ce qu'on affirme souvent, je pense que ce problème, comme beaucoup de problèmes sociaux, ne pourra pas se résoudre sans une approche détachée de toutes idéologies, scientifique et ,pour le dire de façon un peu provocante, inhumaine.

Par Loki - Publié dans : Idées et réflexions
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 01:04

_"Je ne comprends pas les gens qui ne vont pas voter. Comment peuvent-ils être aussi insouciants pour l'avenir de leur pays. Il faudrait rendre le droit de vote obligatoire."

_"Ce ne serait plus un droit alors. La liberté d'expression existe, mais aurait-on l'idée pour autant d'obliger chaque citoyen à ouvrir un blog ou à publier une tribune dans un journal par respect pour elle. Le droit de ne pas voter fait partie intégrante du droit de vote, comme le droit à l'expression comporte aussi le droit de se taire."

_"Mais des gens sont morts pour obtenir ce droit."

_"En France? Les causes des révolutions étaient plus complexes. Et quand bien même, le fait de mourir pour elle ne rend pas une cause légitime. "

_"Je veux bien reconnaître une certaine légitimité à ceux qui s'opposent par principe à la République, comme les royalistes ou les anarchistes. Mais qu'un républicain n'aille pas voter! D'autant que la plupart du temps, ils le font pour des raisons frivoles, et non pour protester."

_"Ils sont incohérents, soit."

_"Et qu'arrivera-t-il le jour où on supprimera ce droit."

_"Le peuple l'aura choisi ainsi et on fera sans. Il n'est pas dit que l'on sera beaucoup plus malheureux."

_"Comment! Vous osez prétendre qu'une dictature vaut autant qu'une démocratie!"

_"Je n'ai pas parlé de dictature, merci de ne pas déformer mes propos. Soyons clair : je suis pour le droit de vote. Mais regardons l'histoire : son expansion est récente, les peuples ont vécu pendant des siècles sans l'avoir et je ne pense pas que la vie de ces époques n'était qu'une longue et pénible suite de malheurs. Pour ce qui est de la possibilité de supprimer ce droit, je la trouve rassurante au contraire."

_"Acceptable, soit, mais rassurante?"

_ "Bien sûr. Tout pouvoir suprême doit comporter la possibilité de renoncer à ce pouvoir, sinon il n'est plus suprême. Un roi peut abdiquer et proclamer la république, une communauté anarchiste peut décider de se choisir un chef et des citoyens peuvent vouloir un roi. C'est la possibilité de ne pas en user qui donne sa valeur au droit de vote et garantit la souveraineté du peuple."

_"Mais vous, allez-vous voter."

_"Toujours. Mais que voulez-vous, j'y crois encore."

Par Loki - Publié dans : Idées et réflexions
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 22:40
Quand un livre est adapté à l'écran, il existe selon moi trois types de modifications :
1 Les modifications obligatoires, liées au passage d'un média à l'autre et aux contraintes propres au cinéma. Etant un état de fait et non un choix personnel, on ne peut que les constater sans pouvoir lutter contre elles.
2 Les modifications légéres, qui ne changent pas profondément l'histoire. Ce sont celles-ci qui montrent que le réalisateur a vraiment créé une oeuvre qui lui est propre et ne s'est pas contenté de recopier le livre
3 Les modifications profondes, qui bouleversent complétement l'histoire ou le caractère des personnages. Pour celles-ci, la question de leur légitimité est plus difficile. A la question : "peut-on réadapter complétement un livre?" je répondrai oui, à condition que l'oeuvre finale soit d'une qualité égale ou supérieure à l'oeuvre de départ. Il faut être sûr de son génie avant de pouvoir le faire et dans le doute, mieux vaut s'abstenir. Par ailleurs, il n'est pas vrai qu'un livre soit toujours mieux que le film qu'il a inspiré; voyez Hitchcock.
Par Loki - Publié dans : Idées et réflexions
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