Jeudi 26 février 2009
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2009
18:12
Qu'est ce que Brassens? Le Français. Plus exactement le Gaulois. Avec sa moustache et sa pipe, il représente la France grivoise, tendre, insoumise, proche des petits. Quand il se fait doux, il
trouve les mots pour chanter l'amour de manière exquise. Il aime la bonté, la simplicité des humbles. Les mots dans sa bouche ne sont jamais vulgaires, ils sont crus c'est tout. Il
s'attaque férocement à ce qui représente l'ordre établi: juges, policiers, bourgeois...tous sont ridiculisés par cette plume acérée. Brassens chante mal et joue peu, mais chacun de ses textes est
un petit trésor d'humour ou de poésie. Héritier d'une longue tradition remontant à Villon, sa culture transparait dans ses paroles. Brassens a un fils spirituel, Renaud, autre grand talent
quoique inégal. Il a définitivement élevé la chanson au rang de la poésie.
Par Loki
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Mercredi 25 février 2009
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2009
20:13
Kubrick a fait peu de films et c'est heureux : ça lui a évité de connaître l'échec. Là où d'autres réalisateurs, certes brillants, s'égarent dans les eaux troubles du navet, Kubrick se paie le luxe
de réaliser treize chef-d'oeuvres puis de tirer sa révérence. Tout est dit, il peut mourir. Oui, j'aime Kubrick, ce visionnaire génial, ce maniaque du détail, cet esthéte. Alors que d'autres ne
réussissent que dans un certain genre de films, lui est aussi doué dans la science-fiction que dans le film de guerre; dans la comédie que dans l'histoire; dans la peinture de la vie ordinaire que
dans le péplum; dans l'horreur que dans l'érotique. Chacun de ses films a marqué son genre, quelques uns ont modifiés le cinéma a tout jamais. Certes, on peut établir des classements, émettre des
réserves sur certains films, débattre à l'infini de
2001, il n'en reste pas moins un monstre sacré du septième art. Chacun de ses films pousse à la réflexion, ouvrant des problématiques
philosophiques tout en faisant ressentir le plaisir esthétique pris dans la contemplation d'une oeuvre dont chaque détail a été pensé pour être parfait. D'autres réalisateurs sont grands, il est
immense. Je suis malhonnête et de parti-pris, soit, mais je le pense.
Par Loki
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Mardi 24 février 2009
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2009
17:36
On peut débattre de tout, nous dit on. Mais est-ce vrai? Indépendamment de la morale, n'y a-t-il pas un cas où le débat est de fait impossible? Je crois que oui: le cas où le débat
porterait...sur les conditions nécessaires à un débat. Les deux adversaires doivent au moins être d'accord sur la manière dont un débat doit se dérouler (exigence d'honnéteté intellectuelle, de
cohérence, d'emploi adéquat du langage...) faute de quoi ils tomberaient dans un paradoxe. Si quelqu'un trouve que j'ai tort, le débat est ouvert;
Par Loki
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Mardi 24 février 2009
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2009
16:44
Il y avait une fois deux royaumes gouvernés par deux rois. Le premier était jeune,naif, enthousiaste, il avait de grandes idées utopiques et voulait faire le bonheur de son peuple. Le second, plus
âgé, avait fini par devenir désabusé. Il gouvernait avec modération, sans vraiment se soucier de l'avenir. Un jour, une révolte éclata dans chacun des royaumes. Le jeune roi, voyant que les
révoltés contrariaient ses projets, décida de réprimer brutalement la révolte. "La sévérité vaut mieux que l'anarchie" disait -il et il croyait agir pour le bien à long terme en envoyant ses
soldats commettre les pires exactions. Le second roi, plus tendre et plus indifférent, voulut négocier avec les révoltés. Ce faisant, il les laissa faire naître et grandir le chaos au sein du pays.
Quand il décida enfin d'intervenir, il était trop tard: son armée avait changé de camp et il dû fuir le pays. Mais les affaires du premier royaume n'allait pas mieux: les excès du roi avaient
conduit de plus en plus de personnes à la rébellion, de sorte qu'en voulant le bien, il fit encore plus de mal.
Lequel des deux, selon toi lecteur, fut le meilleur gouvernant?
Par Loki
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Lundi 23 février 2009
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2009
21:17
Aujourd'hui, je suis allé au théâtre. Les bâtiments sont vastes, on joue plusieurs pièces en même temps. Celle que j'ai vue était composée de plusieurs petites saynétes. Dans l'une d'elle, on
voyait une voleuse qui s'introduisait chez des personnes âgées. C'était un peu trop classique: toutes les actions extérieures étaient relatées par un récit, ce qui donnait lieu à de longues
tirades, comme chez Racine. Dans une autre scène, il y avait un pédophile qui disait s'être repenti à un autre qui ne le croyait pas et lui posait des questions tranchantes. Le mélange de
comique et de gravité m'a bien plus. Malheureusement, les entractes étaient trop longues. J'ai aussi assisté aux aventures d'un homme ayant 20 identités différentes. Il y avait pas mal de
personnages qui revenaient d'une scène à l'autre, mais l'acteur principal changeait toujours. J'ai eu droit à un peu de comique de répétition quand un des héros a répété cinq ou six fois qu'il
n'avait "pas levé le petit doigt" sur sa femme. Je suis content de ma journée.
Aujourd'hui, j'étais au Palais de Justice de Paris.