Samedi 11 juillet 2009 6 11 07 2009 20:32
Voir la beauté dans le joli est à la portée de tout poète médiocre, mais peu savent voir la beauté dans le laid. Baudelaire est de ceux-là tout comme Goya pour la peinture. Ses "pièces" sont pleines de crimes, de stupre, de sang et de désespoir, et pourtant quelle énergie, quelle sublimité dans l'horreur. Tout Baudelaire est dans ce vers : "Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or". Le "frisson nouveau" dont parlait Hugo n'a pas fini de nous impressionner.
Par Loki - Publié dans : Les Phares
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